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Dimitri Le Mesle, le cœur en Bleu et Blanc

Ce mercredi 28 Février Dimitri Lemesle, joueur et éducateur au Rugby Club Baulois a repoussé ses limites dans l’engagement pour son club de cœur. Le jeune Escoublacais de 23 ans nous raconte une journée d’éducateur-joueur bénévole.

Le travail d’abord…

« Je travaille du matin cette semaine, je me lève donc à 3h30 du matin. J’arrive sur mon lieu de travail à St Brevin à 4h45 pour commencer à 5h. Je déteste l’idée d’être en retard… Je bosse jusqu’à 12h30, puis je rentre chez moi pour manger un truc en vitesse. Par chance mon Papa me cuisine des bons petits plats » nous confie l’amateur de « bonne bouffe » avant d’ajouter : « J’ai une chance formidable, mes parents assurent la logistique, je peux donc me concentrer sur l’essentiel. Je bénéficie du confort d’un sportif de haut niveau ».

Le stage de l’École de Rugby après…

Une fois rassasié, Dimitri file vers le stage multisports de l’École de Rugby au Guézy pour donner un « coup de main » sur l’après-midi. Il nous explique : « Être éducateur au Rugby Club Baulois est pour moi un privilège. Les enfants sont très attachants. Certaines personnes font des cures thermales pour se régénérer, moi j’entraîne les jeunes. C’est une bouffé d’oxygène à l’état pur ! ».

L’entraînement senior ensuite…

Une fois la journée de stage terminée vers 17h, Dimitri a tout juste le temps de rentrer chez lui pour aller chercher ses affaires d’entraînement. Les seniors ont accès à la salle de musculation le mercredi avant l’entraînement. A 18h, Dimitri est le premier dans la salle, tout en pédalant sur la machine elliptique il nous confie : « J’ai besoin de travailler mon cardio pour maintenir l’intensité plus longtemps durant les matchs ».  Il enchaîne ensuite avec des montées de marches dans les gradins des Salines avant d’être interrompu par Charles son entraîneur. Ce dernier nous explique : « Dimitri a souvent tendance à en faire trop, mais comment tu peux dire stop à un mec comme ça ? Le problème avec lui c’est qu’il met 100 % d’intensité quand son corps ne peut en supporter que 80%. Je préfère qu’il se renforce musculairement pour assumer son niveau d’engagement ».

A 21h15, il effectue un dernier lancer en touche avant de lâcher à moitié satisfait : « J’ai progressé au lancer, mais il faut encore que je travaille ma constance ».

Le club house pour finir.

Après la douche, on retrouve Dimitri au club house en train de tirer un pichet de bière derrière le bar, selon lui : « La bière d’après entraînement est un des moments forts de ma journée, c’est un moment hyper convivial et j’aime aider derrière le bar du club. En plus, aujourd’hui c’est l’anniversaire de notre demi de mêlée Thibault, ça fait plaisir de voir autant de monde au club house en semaine ! »

Pour conclure il ajoute en rigolant : « Demain matin à 3h30, le téléphone risque de voler dans le mur, mais quand tu partages des moments avec des mecs comme ça, t’es obligé de vivre dans le moment présent… Et puis on n’a qu’une vie ! »

Dimitri lors d’une démonstration de Fosbury au  » Mémelle Trophy  » au Stage de Juillet 2017 (concours de saut en hauteur qu’il organise).